Economie de la Mongolie

La Mongolie est depuis 1990 une démocratie, membre de l’OMC depuis 1997. Le PIB de la Mongolie était de 13 Mds USD en 2015 pour 3 millions d’habitants.

Grâce à la mise en valeur de ses abondantes ressources naturelles (charbon, cuivre, or, mais aussi argent, fer, zinc, pétrole), la Mongolie est entrée au tournant des années 2010 dans une phase de forte expansion économique, qui se traduit par de profondes transformations économiques et sociales. Après avoir enregistré un taux de croissance de 17,3% en 2011, le rythme de croissance a eu tendance à ralentir (11,7% en 2013, 7,75 en 2014 et 2,3% en 2015) et pourrait être de 0,6% en 2016, selon les institutions financières internationales. Le secteur de l’industrie extractive constitue le principal moteur de la croissance. La prégnance de l’industrie minière dans l’économie mongole (20% du PIB à ce jour) devrait s’accentuer significativement à l’avenir avec la mise en exploitation de gisements considérables (à titre d’exemple, l’exploitation du gisement d’Oyu-Tolgoï –plus grand gisement de cuivre au monde- pourrait assurer à lui seul, dès le démarrage de la phase 2 souterraine, le tiers des revenus de l’Etat mongol). A ce titre, la signature en mai dernier de l’accord de développement de la phase II du gisement d’Oyu-Tolgoï entre les différents actionnaires du projet est un signal positif pour la communauté d’affaires internationale, ainsi que pour l’économie du pays. Ce modèle de croissance spécialisé dans les mines n’est toutefois pas exempt de risques.

Ainsi, afin de diversifier l’économie, les autorités mongoles tentent d’initier de grands projets énergétiques (centrale thermique à haut rendement à Oulan-Bator, projet de raffinerie), d’infrastructures de transport, visant à valoriser la position géographique de la Mongolie qui se situe à la croisée des chemins entre la Chine et la Russie (extension des réseaux ferrés, construction de routes, nouvel aéroport international), ainsi que des projets de développement urbain et de services environnementaux (lutte contre la pollution de l’air, amélioration des réseaux de distribution d’électricité et de chaleur, transports urbains, eau/assainissement, gestion des déchets). Le développement du secteur agricole joue un rôle central dans le rééquilibrage du modèle de croissance (valorisation de la production locale pour l’export vers les deux grands marchés voisins, Chine et Russie, mais aussi vers l’Europe, le Japon). L’agriculture et l’élevage en particulier (50 millions de têtes de bétails) constituent un défi socio-économique pour les autorités dans la mesure où le secteur contribue à 15% du PIB, emploie 30% de la population active et représente 7% du total des recettes d’exportation du pays.

Le potentiel de développement de la Mongolie est considérable : le rôle de soutien et de financeur des bailleurs multilatéraux et bilatéraux, d’ores et déjà important dans le financement des grands projets de développement, va demeurer essentiel à l’avenir en Mongolie (BERD, BAsD, Banque mondiale, Union Européenne…).

Dernière modification : 21/06/2016

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